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Domitille

Domitille, originaire de la région parisienne, a une double formation, une facette Danse et une facette Art Plastique.
Elle danse depuis son plus jeune âge et s’est formée au grès des rencontres, des cours, des stages que la danse lui a toujours offert. En associations, en conservatoire, en France et aussi à l’étranger, commençant par le jazz et arrivant au contemporain.

En 1998, elle part vivre à Nantes pour y faire les Beaux-Arts.
Parallèlement à ses études d’Arts Plastiques, elle continue à se former à la danse;

Techniquement en intégrant le Conservatoire de Nantes, et à la scène en intégrant la Cie Taille Unique de l’université dans laquelle elle danse pendant 3 ans. Trois ans, trois créations, une centaine de représentations.

Aux Beaux-Arts, elle mène une recherche basée sur le corps et l’objet et sur la relation Danse et Arts Plastique.
Elle fabrique elle-même sa matière métallurgique et la met en mouvement par la danse.
Elle confronte des univers par définition opposés: le monde ouvrier traditionnellement masculin, (par la fabrication d’objets et de dispositifs en métal) et le milieu de la danse considéré comme étant très féminin.

Des machines à danser surgissent. Elles créé des structures et dispositifs permettant aux corps de faire de choses qu’il ne pourraient pas faire sans. Elle s’intéresse à la gravité, la pesanteur, s’amuse à inventer de nouvelles capacités (chuter en l’air), à inverser ou renverser la normalité (se tenir debout mais sans le sol sous les pieds, être face à face à quelqu’un mais à l’horizontal et entre sol et plafond…).

Ces engins à la base contraignants offrent en réalité tout un panel de possibles. Ces objets
de chorégraphies dans un premier temps gênent, condamnent, astreignent voire amputent
pour ensuite aider, assister, générer. Elles deviennent des supports de danse. En cela, des machines à danser…

C’est après un parcours atypique et une fois diplômée des Beaux-Arts (DNSEP = BAC + 5), que Domitille commence sa carrière de danseuse. Elle intègre la Cie NGC25 d’Hervé Maigret au sein de laquelle elle est interprète pendant 5 ans. Elle danse aussi pour la Cie Marron Biche, le Carrousel de Paris, la revue Spectaculaire, Multiface Spectacle et la Cie Bobaïnko dont elle chorégraphie et interprète les pièces depuis 2008. Elle continue à enrichir son approche de la danse et du mouvement en travaillant d’autres formes telles que les aériens (danse voltige et danse verticale sur façade)  et le tango argentin qui prend de plus de place dans sa vie.

18 OOO grammes

«18 000 grammes» est un retour aux sources et aux questionnements corps/danse/objet. La chorégraphe se replonge dans la conception et la fabrication d’objets en métal pour développer ce concept apparu lors de ses études aux Beaux-Arts. Des jupes en métal de 18kg, de 1,40 m d’envergure. « OK, qu’est-ce qu’on peut faire avec ça? Eh bien au début, pas grand chose…et au final un monde apparaît!)

Reste assis…

«Reste assis…» est né d’une rencontre avec un pupitre d’écolier vintage. Toute la pièce a été créée autour de cet objet, porteur d’images, de poésie, de symbole mais aussi structurellement.  Même process que pour « 18 000 grammes »: « OK, qu’est-ce qu’on peut faire avec ça??? »…

Bobainko